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Meurtre du petit Jonathan en Loire-Atlantique : 14 ans après, un sac à dos recherché

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Le petit Jonathan, âgé de 10 ans, a été enlevé dans un centre de vacances à Saint-Brevin-les-Pins, dans la nuit du 6 au 7 avril 2004. Son corps, lesté d’un parpaing, avait été retrouvé dans un étang. Forts de « nouveaux éléments », les enquêteurs lancent un appel à témoins.

Voilà précisément 14 ans, un prédateur s’est introduit, la nuit du 6 au 7 avril 2004, dans les dortoirs d’un centre de loisirs de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique), au pied du pont de Saint-Nazaire. Il a enlevé un enfant, sans un bruit, sans réveiller aucun des autres écoliers du Cher en classe de mer. Six semaines plus tard, le corps de Jonathan Coulom, 10 ans, a été retrouvé, dénudé, plongé dans un étang de Guérande, 30 kilomètres plus au nord. Ligoté, lesté d’un parpaing.

Des milliers d’actes ont été réalisés par une cellule spécialement ouverte pour faire face à une tentaculaire mission : tenter d’identifier un suspect en partant de… rien. Une trace d’ADN imparfaite, une cordelette, un parpaing ont été exploités. En vain. Les enquêteurs ont aussi fait le tour des criminels en série écroués en Europe, technique d’investigation traditionnelle, comme on le voit ces derniers mois dans l’affaire Nordahl Lelandais.

Parmi ces pistes, celle d’un agresseur sexuel de la côte atlantique, qui n’a finalement pas été mis en cause. Une autre, dite « la piste allemande », menant à un homme d’une quarantaine d’années. Cet éducateur écroué en Allemagne est soupçonné d’au moins trois enlèvements et meurtres d’enfants. Et de plusieurs dizaines d’agressions sexuelles.

Un numéro vert le 0800 007 822

Alors qu’on pensait l’enquête enlisée, jeudi 5 avril, nous avons appris que les gendarmes disposaient de « nouveaux éléments » « qui pourraient être déterminants pour l’enquête ». Ils lancent un appel à témoin, crucial. S’il trouvait écho, il pourrait venir étayer ces nouveaux éléments et faire basculer le dossier. Les gendarmes recherchent « un sac à dos en cuir marron de type « besace », possédant des poches ainsi qu’un lacet sur le dessus pour le fermer » qui aurait pu être oublié ou perdu par le meurtrier.

Cet appel est adressé à « toutes les personnes qui se trouvaient dans le département de Loire-Atlantique au mois d’avril 2004 mais aussi, et surtout, aux personnes susceptibles d’avoir reçu et hébergé des touristes ou encore aux mairies qui auraient pu recevoir aux objets trouvés un sac correspondant. » Toute information peut être adressée par numéro vert (0800 007 822) ou mail (cellule-disparition-44@gendarmerie.interieur.gouv.fr)

 

Cet appel à témoin n’est pas une bouteille à la mer à l’occasion d’un sombre anniversaire criminel. On comprend bien que les gendarmes ne cherchent pas un sac au hasard : ils veulent valider une piste. De celles qui relancent l’espoir de voir résolue une effroyable énigme.

Source : ouest-france

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